L'Enfer du Tigre - ultime édition

Publié le par les taquets de Cayenne

18 mai 2008

Au départ de cette ultime édition de l’enfer du tigre (le 3ème RSMA déménage et abandonne son bébé), les taquets n’affichent pas une forme resplendissante. Cédric et Fahed se remettent tout juste de maladies, Michel se plaint de violents maux de tête. Seuls Fred, Laurent et Sacha semblent véritablement au taquet. Quant aux absents, on n’en parlera pas...

Après un petit tour d’échauffement au cours duquel Michel nous gratifie de son désormais traditionnel « rendu », la course commence sur les chapeaux de roue. Les 183 coureurs (un record) se ruent sur le nouveau parcours légèrement rallongé, impatients d’en découdre avec les 8 kilomètres infernaux. Laurent, parti assez (trop ?) vite, est bientôt rejoint et dépassé sur la route par Sacha, tandis que Michel gère sa méforme du moment un peu en arrière. Bobos et Fahed suivent, Fred assure... Première difficulté, « la côte de derrière qui casse les jambes et le moral » est franchie sans encombre. 

     


Michel va de mieux en mieux, la difficulté lui donne des ailes, c’est bien connu. Il dépasse Laurent, puis Sacha, dans la cité. Les maux de tête ne sont plus qu’un mauvais souvenir. Sur la route Tarzan, Fred s’interroge sur la définition du bonheur en croisant un quidam assis par terre, une bouteille de Guinness à la main.

Devant le collège Catayée, ça bouge encore : Fahed laisse Bobos sur place et produit son effort, qu’il paiera plus tard d’ailleurs. Arrive la côte du tigre... Parlons-en ! 2 kilomètres de montée avec des pourcentages qu’il vaut mieux taire pour ne pas s’effrayer soi-même, des virages indécents à faire pâlir des coureurs du tour de France cycliste...

Bref... C’est bien l’enfer, surtout quand le soleil est de la partie. Et Cette année, certains vont le tutoyer, cet enfer. Pas Michel qui continue sur sa lancée et avale les virages plus facilement qu’un petit gel à la framboise. Sacha, derrière, garde le rythme mais marque le pas. Laurent n’est pas très loin derrière, mais regrette de plus en plus d’avoir mangé épicé la veille... Sera-t-il victime du « syndrome de Mich » ? L’arrivée est proche... Un dernier virage et c’est la fin. Michel termine à la 21ème place en passant sous les 36 minutes (35’59). Sacha n’est pas loin, 25ème en 36’21 Laurent est tout juste derrière (26ème en 36’23)... Il faut dire qu’il a accéléré juste avant pour fumer le militaire indélicat qui l’avait éclaboussé dans la première partie de la course...

       

Arrive Fahed... Fahed.. Mais que lui arrive-t-il ? Le voici qui titube devant la ligne d’arrivée et s’écroule dans le bras musclés d’un militaire, qui l’embarque sur le côté. Il a tout donné, trop donné visiblement. il reste quelques instants couché, délirant à moitié. On l’emmène sous une tente pour qu’il reprenne ses esprits mais visiblement ça ne va pas mieux. Les secours arrivent, le médecin, pas moins de 10 militaires l’entourent avec force tensiomètre, perfs, sacs de glace. Il mettra une bonne heure à se remettre sur pied, sous l’oeil inquiet de Bobos, Sarah et Laurent restés à son chevet. Mais après avoir failli s’exploser le coeur, il explose son chrono (40’06, 65ème place).


   


Bobos, à l’inverse, est prudent et sa fin de dengue le laisse tranquille jusqu’à son arrivée en 40’36 (77ème place).

Sous les encouragements du même Bobos, Fred achève son premier Enfer en dépassant sur le fil un concurrent, ce qui fait toujours du bien... Il boucle les 8kms en 47’50, à la 129ème place. Bravo à lui !

Le bilan est prometteur, même si cette course semble moribonde. Malgré les handicaps du départ, presque tout le monde a progressé, les entraînements taquettistes portent leurs fruits...

 

Ils ont dit :

Fred : Ma grande baignoire ronde m'a accueilli les bras ouverts et ça a fait un bien fou... Depuis je zone, me repasse la course..... Fourbu, un peu déçu de mon temps, mais ravi  de ne pas avoir fini dernier !!!! [...] un grand merci à Bobos de m'avoir encouragé justement avant l'arrivée, je crois que c'est grâce à lui que j'ai pu gratter cette misérable place.

Et franchement, longue vie aux taquets, sans les taquets, je crois que j'aurais repris le pastis, le baby foot, et jeté les chaussures dans la conté !!!

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