Triathlon de Dijon 2009 - le calvaire de Stéven

Publié le par les taquets de Cayenne

Dijon,

 

Réveil facile, pas trop de stress malgré une nuit plutôt courte, réveillé à 4h41…

J’attends mes deux potes en bas de l’hôtel avec impatience, ils arrivent enfin, il est 8h30 à peu près, on se dirige vers le site du triathlon en vélo avec tout le matos nécessaire pour réaliser l’épreuve.

 

Nous arrivons les premiers au parc à vélo, nous avons largement le temps de nous préparer, et nous prenons ce temps !

Une dernière photo de groupe en combinaison, des encouragements et « rendez-vous à l’arrivée ».

 

Je me retrouve donc tout seul 2mn avant le coup d’envoi, enfin presque, puisque je remarque la présence du Miche juste derrière moi, « un signe » … motivé le Mutant !

 

5-4-3-2-1 go, la machine à laver se met en route, je décide de partir cool, premier tour, déjà me dis-je, cool, je suis tout frais, sortie à l’australienne et on est reparti pour un deuxième tour de 1500m, j’entends des encouragements, cela va droit au cœur, je lève la tête mais ne voit rien, si un tas de monde, mais pas mes proches. Me sentant bien je décide donc d’accélérer un peu tout en gardant beaucoup sous la pédale, nage très souple, bras bien relâchés, je remonte un groupe et fini le deuxième tour en tête de ce dernier. Sortie de l’eau, au comptage de ma femme je sors 13ème du lac, frais comme un gardon, j’apprécie même la mise en jambes pour rejoindre le parc à vélo.

 

Je prends mon temps, je finis d’enlever la combinaison avec un peu de difficulté, je mets les gels et autre cochonneries dans les poches de la tri-fonction, le casque, les lunettes, et c’est reparti pour un tour, enfin deux à vélo. J’ai vraiment pris mon temps dans la transition puisque je perds 20 places, mais à ce moment là je suis toujours dans l’optique de finir le triathlon en bon état.

Je me sens bien sur le vélo, bon rythme de croisière, comme à l’entraînement, voire même juste un peu en dessous pour toujours finir frais. Je remonte trois concurrents, je suis toujours bien. Arrive le début de la montée, ouille je coince, j’ai peur de me faire mal aux jambes, ce n’est pas bon, pas grave, je mets tout à gauche, j’essaye de mouliner. 30ème kilomètre, ouille, aille, maman bobos, crampes au niveau des quadriceps, c’est mauvais ça. Déjà je commence à me focaliser sur la course à pied. Descente cool pour récupérer, contrairement à mes habitudes. Deuxième tour, même scénario, je perds donc 126 places arrivé à la seconde transition. Je pose le vélo, qui vois-je arriver Bobos, content de le voir, mais en même temps surpris et déçu par moi-même, du coup fini les transitions cool, je précipite le mouvement, à tel point que j’en oublie de mettre les chaussettes.

 

Le calvaire, commence, les jambes sont raides, toujours aussi mal aux cuisses. Au bout de 500m arrêt pipi, et oui il faut bien s’hydrater avant la course, mais trop cela n’est point conseillé. Pipi fini, qui j’aperçois de nouveau ? Bobos, je repars, plus léger, en essayant de prendre une certaine distance, vitesse, 12km/h sur les dix premiers kilomètres, pas mal pour un nageur avec des cuisses dures comme du béton et souples comme un chêne. Le parcours est bien fait, on croise les autres concurrents, et avec Miche et Bobos on s’encourage à chaque fois que l’on se croise en ce tapant dans la main, d’ailleurs Bobos a dû laisser beaucoup d’énergie en tapant dans la mienne … Et puis tout à coup, grosse panne, plus de jus, plus rien dans les jambes, ces dernières ne répondent plus, je réduis ma foulée, qui déjà n’est pas grande, je vous laisse imaginer, les kilomètres ne défilent plus, par contre les concurrents et le temps oui. Je souffre, interdiction d’abandonner, je ne veux pas décevoir ma femme, ni même mes deux amis du pseudo club « les taquets de Cayenne » et encore moins Béa et la famille de Sarah et Bobos qui ont mis tout leur cœur à nous encourager, merci à eux, cela m’a vraiment touché et aidé à terminer. Tous les derniers ravitaillements je les ai fait en marchant, pris le temps de boire, d’essayer de m’étirer. Finalement j’arrive sur la ligne d’arrivée et m’écroule dans les bras de Miche, à l’agonie, je ne tiens plus sur mes jambes, je me demande d’ailleurs comment j’ai fait pour courir 20 km avec des crampes aux quadriceps… Je termine en 5h29 pour un objectif à 5h30, mais pas frais comme un gardon, mais pas du tout !

 

C’est seulement aujourd’hui, jeudi 9 juillet 2009, que j’arrive à marcher normalement et surtout à descendre les escaliers à peu près normalement sans pleurer à chaque marche … VIVE LE SPORT !

 

En tout cas, bravo à tous les participants et plus particulièrement à Miche et à Bobos.

Je remercie encore toutes les personnes qui m’ont soutenu, la famille de Sarah ainsi que celle de Bobos, Béa et bien entendu ma femme Cynthia, qui supporte mes humeurs, mon caractère, les contraintes, qui plus est, pour un tel résultat !

 

Le triathlon en lui-même est bien organisé, le parcours sympa, juste un petit hic. Dans le lac, il y avait à boire et à manger.Nager dans les algues, cela n’est vraiment pas facile …

 

Si je devais le refaire, ce serait avec plaisir, avec un peu plus de préparation tout de même …

 

Stéven

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Publié dans Blabla Taquéta

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L
La classe ! Chapeau pour l'exploit! Dans ces conditions, je n'aurais jamais eu le courage de terminer. Et c'est un marathonien qui parle !
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F
Un IMMENSE bravo à toi Stéven....... Faut du moral pour ne pas tout laisser tomber dans ces moments là !! Vive le sport...
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